Pré-état des lieux en location meublée : électroménager, inventaire, accessoires et tout ce qui est vérifié pour sécuriser votre caution
La location meublée séduit par sa souplesse et son confort, mais elle expose aussi à un risque très concret le jour du départ : la retenue sur dépôt de garantie à cause d’un désaccord sur l’état du logement, un appareil manquant, un accessoire abîmé ou un inventaire jugé incomplet. Dans un meublé, l’état des lieux ne se limite jamais aux murs et aux sols. Il englobe un ensemble d’équipements, d’objets et de consommables qui, mis bout à bout, peuvent peser lourd dans la restitution de la caution. C’est précisément là que le pré-état des lieux prend tout son sens : il permet d’anticiper les points de friction, de remettre le logement au bon niveau d’exigence avant l’état des lieux de sortie, et de garder la main sur les correctifs à apporter.
Un pré-état des lieux, réalisé avec méthode, sert à identifier ce qui sera observé, testé et potentiellement discuté. Il met en lumière les écarts entre l’état réel du meublé et ce qui est attendu par le bailleur, l’agence ou le futur locataire. L’objectif n’est pas de dramatiser, mais d’être factuel, exhaustif et pragmatique. Vous savez ce qui est vérifié, vous comprenez comment c’est évalué, vous priorisez les actions, vous documentez l’existant, et vous réduisez considérablement le risque de retenue injustifiée ou de négociation déséquilibrée.
Cet article vous guide pas à pas sur les contrôles spécifiques à la location meublée : électroménager, inventaire, accessoires, éléments de confort et de sécurité, et tout ce qui compte réellement au moment de l’état des lieux. Vous y trouverez des repères concrets, des listes de vérifications utiles, des conseils de remise en état et une logique simple pour organiser votre sortie sans mauvaise surprise.
Location meublée : une caution plus exposée aux désaccords
En vide, l’état des lieux se concentre surtout sur le bâti et les finitions. En meublé, il faut ajouter la dimension équipement. Or, plus il y a d’éléments, plus il y a de variations possibles entre ce qui est déclaré, ce qui est présent, ce qui fonctionne, ce qui est propre et ce qui est usé. Un micro-ondes jauni, une hotte graisseuse, une chaise instable, une télécommande manquante, une couette tachée ou un accessoire de cuisine cassé : ce sont des sujets fréquents de litige, souvent sous-estimés jusqu’au dernier moment.
Trois facteurs expliquent l’écart entre ressenti et réalité lors de l’état des lieux de sortie.
D’abord, la mémoire est imparfaite. Quand on vit au quotidien dans un logement, on s’habitue à des défauts progressifs : un frigo qui fait du bruit, une porte de four qui ferme moins bien, un tiroir qui accroche, une ampoule qui grille. Le jour J, ces détails sautent aux yeux d’un tiers qui ne connaît pas l’historique.
Ensuite, l’attente n’est pas la même selon les parties. Le locataire pense souvent en termes d’usage : ça marche, c’est suffisant. Le bailleur ou le gestionnaire raisonne en termes de remise en location : est-ce présent, complet, propre, et présentable. La différence entre utilisable et relouable est là que naissent beaucoup de retenues.
Enfin, le meublé exige une cohérence d’inventaire. Un simple objet absent peut entraîner une facturation disproportionnée : remplacement à neuf, frais de déplacement, temps administratif. Mieux vaut le savoir avant, pour retrouver l’élément ou proposer une solution acceptable.
Le pré-état des lieux : une méthode pour reprendre le contrôle avant la sortie
Le pré-état des lieux s’appuie sur une logique simple : vérifier, tester, comparer, corriger, documenter. On ne se contente pas de regarder, on contrôle le fonctionnement, l’état esthétique, la propreté et la complétude. On cherche tout ce qui pourrait être relevé et interprété comme une dégradation, un manquement d’entretien ou une perte.
Dans un meublé, un pré-état des lieux efficace suit un ordre de passage stable, pièce par pièce, du général au détail.
- Relevé des surfaces et finitions : murs, plafonds, sols, plinthes, portes, fenêtres, poignées, serrures.
- Contrôle de la propreté : cuisine, sanitaires, vitres, poussières, traces, dépôts.
- Test des équipements : électroménager, chauffage, ventilation, eau chaude, éclairage, prises.
- Inventaire du mobilier et des accessoires : présence, quantité, cohérence, état.
- Repérage des anomalies à traiter : réparations simples, nettoyage renforcé, remplacement d’accessoires.
Cette approche permet de transformer l’état des lieux de sortie en formalité, plutôt qu’en moment d’arbitrage.
Électroménager : ce qui est testé et comment éviter les mauvaises surprises
L’électroménager est la zone la plus sensible en location meublée, parce qu’elle combine usage intensif, traces visibles, et pannes parfois intermittentes. Un état des lieux sérieux ne se contente pas d’une présence dans la cuisine : il implique des tests, des observations et souvent des remarques sur l’entretien.
Réfrigérateur et congélateur : fonctionnement, propreté, joints et accessoires
Les contrôles habituels portent sur :
- Le démarrage et la tenue au froid : on vérifie que le frigo refroidit et que le congélateur gèle correctement.
- Le niveau de propreté : bacs, clayettes, parois, évacuation, odeurs.
- Les joints de porte : état, élasticité, présence de moisissures, étanchéité.
- Les accessoires : bac à légumes, supports, balconnet, bac à glaçons si fourni.
- La porte et la charnière : alignement, fermeture, grincements, stabilité.
Conseils pratiques avant la sortie : dégivrer suffisamment tôt, nettoyer et laisser portes entrouvertes pour éviter les odeurs, vérifier qu’aucune clayette n’est fissurée, replacer les bacs correctement. Beaucoup de retenues proviennent de l’odeur, du givre, des joints noircis ou d’un bac cassé.
Four : porte, vitres, grilles, lèchefrite et traces de cuisson
Le four est souvent évalué à l’œil nu. Les points qui ressortent :
- Nettoyage intérieur : parois, sole, voûte, gradins.
- État de la porte : fermeture, charnières, poignée.
- Vitres : traces et coulures entre vitres si accessibles, graisse incrustée.
- Accessoires : grilles, plaque lèchefrite, supports.
- Fonctions : allumage, montée en température, éclairage interne.
Conseil clé : ne pas attendre la veille. Les graisses cuites demandent du temps. Un nettoyage progressif, par étapes, limite l’usage de produits agressifs et le risque de détériorer les surfaces.
Plaques de cuisson : surface, allumage, boutons, sécurité
Selon le type de plaques, les tests diffèrent :
- Vitrocéramique / induction : rayures, impacts, zones qui chauffent, messages d’erreur, état de la surface.
- Gaz : allumage, stabilité de flamme, état des brûleurs, chapeaux, grilles, sécurité thermocouple si présent.
- Électrique : chauffe effective, voyants, état des plaques.
Ce qui déclenche le plus de remarques : rayures profondes, traces blanchies, brûleurs encrassés, boutons manquants, allumage capricieux. Pour limiter les retenues, l’objectif est d’obtenir une surface propre, sans graisse, avec des accessoires présents et un allumage fiable.
Hotte : filtres, aspiration, éclairage, dépôts graisseux
La hotte fait partie des points qui semblent secondaires, mais qui sont très visibles pour un état des lieux.
- Aspiration : mise en marche, niveaux de vitesse.
- Éclairage : ampoules, interrupteurs.
- Filtres : présence, état, propreté.
- Habillage : dépôts sur la façade, sous-face, grilles.
Un filtre saturé de graisse est souvent interprété comme un manque d’entretien. Un nettoyage des filtres et de la surface change radicalement la perception du logement.
Lave-vaisselle : cycle, filtres, bras d’aspersion, odeurs
Un lave-vaisselle peut fonctionner tout en laissant une impression négative s’il est encrassé.
- Démarrage et cycle court : vérifier que la pompe démarre, qu’il n’y a pas de fuite.
- Filtres : nettoyage, absence de résidus.
- Bras : trous non bouchés, rotation libre.
- Joints : propreté et étanchéité.
- Odeurs : signe d’un entretien insuffisant.
Un cycle à vide avec un produit adapté, un nettoyage des filtres et des joints, puis un essuyage final évitent la plupart des reproches.
Lave-linge et sèche-linge : tambour, joints, bac à produits, évacuation
Les vérifications classiques :
- Démarrage : mise sous tension, cycle rapide, vidange.
- Tambour : traces, objets oubliés, odeurs.
- Joint de hublot : moisissures, résidus, déchirures.
- Bac à lessive : encrassement, dépôts.
- Filtre de vidange : propreté, accès.
- Tuyaux : état, fuites, raccordements.
Un joint noirci est un motif fréquent de remarque, parfois avec une retenue. Anticiper avec un nettoyage spécifique et un séchage après cycle est une action simple à fort impact.
Micro-ondes : plateau, anneau, parois, fonctionnement
À vérifier :
- Plateau tournant et anneau : présents, non fissurés.
- Parois : projections, odeurs, traces.
- Porte : fermeture, joint.
- Chauffe : test rapide.
On pense à nettoyer le four, mais on oublie souvent le micro-ondes, alors que les projections s’y voient immédiatement.
Petit électroménager fourni : une source fréquente d’oubli
Certains meublés incluent cafetière, bouilloire, grille-pain, aspirateur, fer à repasser, sèche-cheveux. Quand ces éléments sont notés à l’inventaire, ils peuvent être vérifiés au départ.
- Présence et complétude : câble, accessoires, embouts.
- Fonctionnement : allumage, chauffe, aspiration.
- État général : propreté, traces, casse.
Conseil : si un appareil a été remplacé durant la location, conservez une cohérence de gamme et de valeur. Un remplacement très inférieur peut être contesté. L’idéal est d’anticiper et d’indiquer clairement ce qui a été changé, tout en fournissant un appareil équivalent.
Inventaire en meublé : la logique des quantités et de la cohérence
L’inventaire n’est pas une liste décorative. C’est un outil de comparaison entre l’entrée et la sortie. En pratique, la discussion porte rarement sur l’existence d’un canapé, mais très souvent sur les accessoires, la vaisselle, le linge ou les petits éléments manquants.
Un inventaire solide repose sur quatre critères.
- Présence : l’objet est bien là.
- Quantité : le nombre correspond.
- État : pas de casse, pas de défaut majeur.
- Cohérence : l’ensemble reste harmonieux, pas de mélange incohérent.
Dans un pré-état des lieux, on se place du point de vue de l’état des lieux de sortie : qu’est-ce qui est suffisamment important pour être noté, qu’est-ce qui est facilement contestable, qu’est-ce qui se perd facilement.
Mobilier principal : stabilité, usure, traces, fixations
Les éléments généralement examinés :
- Lit, sommier, matelas : propreté, taches, affaissement, état de la structure.
- Canapé, fauteuils : taches, déchirures, odeurs, stabilité.
- Table, chaises : rayures, bancalité, vis manquantes.
- Rangements : portes, tiroirs, rails, étagères, tringles.
- Bureau, meuble TV, commode : usure et stabilité.
- Luminaires : présence, abat-jour, fixation, état.
Le critère le plus délicat est la frontière entre usure normale et dégradation. Une rayure légère sur une table vécue peut passer, une brûlure, une fissure ou une trace profonde sera souvent retenue. Une chaise qui bouge parce qu’une vis manque est une petite réparation à faible coût, mais qui peut entraîner une remarque.
Literie et textiles fournis : propreté, complétude, hygiène
Selon le niveau d’équipement, on peut trouver oreillers, couette, protège-matelas, housses, draps, rideaux. Ce qui est vérifié :
- Présence des éléments listés.
- Propreté et absence de taches visibles.
- Odeurs et stockage.
- État des fermetures, élastiques, coutures.
Les textiles sont un terrain de litige car ils se tachent vite et se nettoient parfois mal. La bonne pratique consiste à vérifier ce qui est noté dans l’inventaire d’entrée. Si des textiles étaient déjà usés ou tachés à l’arrivée et que cela a été mentionné, cela protège. Sinon, mieux vaut remettre au propre ou remplacer à l’identique si nécessaire.
Vaisselle et ustensiles : là où se cachent les retenues
La cuisine est un univers d’objets petits, nombreux, faciles à égarer. Le contrôle peut inclure :
- Assiettes, bols, verres, tasses : quantité, éclats, fissures.
- Couverts : fourchettes, couteaux, cuillères, petites cuillères.
- Ustensiles : spatule, louche, écumoire, épluche-légumes, ciseaux.
- Matériel de cuisson : casseroles, poêles, couvercles, plats.
- Accessoires : planche à découper, passoire, saladier, ouvre-boîte, tire-bouchon.
- Boîtes et rangements : parfois présents et mentionnés.
Un simple couvercle de casserole manquant peut suffire à déclencher une remarque. La difficulté, c’est que l’on ne s’en rend compte qu’au moment de ranger. Lors d’un pré-état des lieux, on sort tout, on compte, on reconstitue, on regroupe par famille. On remplace ce qui est cassé par un équivalent cohérent, plutôt que de laisser un ensemble incomplet.
Accessoires et petits équipements : télécommande, clés, badges, notices
Les accessoires sont très sensibles car ils touchent à l’usage immédiat du logement.
- Télécommande de TV, boîtier, climatisation : présence, piles, fonctionnement.
- Clés : trousseau complet, doubles si fournis, clés de boîte aux lettres, cave, parking.
- Badges, bip, vigik : restitution.
- Notices : parfois exigées, surtout pour des équipements spécifiques.
- Adaptateurs : prise TV, câble HDMI, rallonge, multiprise si indiquée.
Beaucoup de retenues proviennent de clés manquantes ou d’un badge non rendu. Anticiper en regroupant tout dans une enveloppe dédiée, étiquetée, évite la panique de dernière minute.
Ce qui est vérifié au-delà de l’inventaire : propreté, entretien et perception
Un état des lieux est un document, mais il est aussi influencé par la perception. Un logement propre, rangé et sans odeur met immédiatement les échanges sur de bons rails. À l’inverse, un logement encombré ou partiellement nettoyé déclenche une inspection plus pointilleuse.
Cuisine : dégraissage, joints, siphon, crédence, placards
En meublé, la cuisine est centrale. Le contrôle porte souvent sur :
- Placards : intérieur propre, sans miettes ni traces de gras.
- Crédence et plan de travail : pas de taches incrustées, joints propres.
- Évier : calcaire, rayures profondes, siphon sans odeur.
- Robinetterie : traces de calcaire, fonctionnement, fuite.
- VMC et bouches d’aération : dépoussiérage.
Un point sous-estimé est l’intérieur des placards et tiroirs. C’est pourtant un critère classique de facturation de ménage. Un nettoyage minutieux de ces zones réduit fortement le risque de frais.
Salle de bains et WC : calcaire, moisissures, silicone, ventilation
Ce qui est couramment relevé :
- Douche ou baignoire : traces, joints, silicone, bonde, siphon.
- Paroi de douche : calcaire, coulures.
- Lavabo : calcaire, robinet, évacuation.
- Miroir : traces.
- WC : cuvette, tartre, abattant, mécanisme.
- VMC : aspiration, propreté des grilles.
Le silicone noirci ou moisi est un motif fréquent de remarque. Selon l’état, un nettoyage approfondi peut suffire. Dans les cas plus marqués, une reprise de joint est parfois la meilleure option pour éviter une retenue importante.
Séjour et chambres : murs, sols, traces, trous, meubles déplacés
Les vérifications typiques :
- Murs : traces, impacts, trous, reprises maladroites.
- Plinthes : coups, traces de frottement.
- Sols : rayures, taches, lames abîmées, moquette tachée.
- Fenêtres : propreté, ouverture, poignées, volets, stores.
- Rideaux : propreté si fournis.
- Mobilier : positionnement et cohérence avec l’entrée.
Dans un meublé, les meubles bougent plus souvent, ce qui peut révéler des marques au sol ou des frottements sur les murs. Un pré-état des lieux permet d’identifier ces zones, d’évaluer si un nettoyage suffit, ou si une retouche est nécessaire.
Électricité et éclairage : fonctionnement et cohérence des ampoules
Les points généralement contrôlés :
- Interrupteurs : fonctionnent, plaques propres, pas de jeu.
- Prises : fixation, absence de casse, tests simples.
- Éclairage : ampoules présentes et opérationnelles.
- Détecteur de fumée : présence et état.
Un détail souvent négligé : les ampoules. Un état des lieux peut mentionner une ampoule manquante ou grillée. Remettre des ampoules équivalentes, surtout dans les pièces principales, est une action simple qui évite une remarque.
Chauffage, eau chaude et ventilation : le trio qui déclenche des discussions
Les contrôles peuvent inclure :
- Radiateurs : fonctionnement, fixations, état des thermostats.
- Chauffe-eau ou chaudière : production d’eau chaude, éventuelles fuites visibles.
- Ventilation : VMC fonctionnelle, grilles propres.
Sans faire une expertise technique, un pré-état des lieux repère les anomalies évidentes : radiateur qui ne chauffe pas, bruit anormal, absence d’aspiration, fuite. Ces sujets méritent d’être anticipés car ils peuvent retarder la remise en location et donc être source de tension.
Comment est évaluée la différence entre usure normale et dégradation
En pratique, la discussion se cristallise sur la qualification. Tout l’enjeu consiste à distinguer ce qui relève d’une usure normale, liée au temps et à l’usage raisonnable, de ce qui relève d’un dommage, d’un manque d’entretien ou d’une mauvaise utilisation.
Quelques repères concrets :
- Usure normale : micro-rayures superficielles, légère décoloration, petites marques d’usage cohérentes avec la durée d’occupation.
- Dégradation : brûlure, casse, trou important, tâche incrustée, moisissure liée à un défaut d’entretien, rayure profonde, impact, élément manquant.
Le pré-état des lieux est utile parce qu’il transforme une impression en éléments observables : on compare à l’état d’entrée, on mesure la visibilité, on identifie les causes possibles, et surtout on choisit des actions raisonnables pour remettre le logement dans un état acceptable.
Les accessoires qui comptent vraiment dans un meublé
Certains accessoires sont très fréquemment mentionnés, parce qu’ils impactent immédiatement l’expérience du prochain occupant et la remise en location. Les vérifier avant l’état des lieux de sortie est un réflexe rentable.
Cuisine : accessoires de base attendus
Selon le standing, on retrouve souvent :
- Batterie de cuisine minimale : poêle, casseroles, couvercles.
- Ustensiles fonctionnels : spatule, louche, couteau de cuisine.
- Égouttoir, planche à découper, passoire.
- Verres et assiettes en quantité cohérente avec l’occupation prévue.
- Égouttoir à couverts, dessous de plat si listé.
Le point important est la cohérence. Un ensemble disparate, avec des pièces manquantes, donne l’impression d’un meublé mal suivi, et peut conduire à des demandes de remplacement.
Séjour : télé, box, câbles, supports
Quand ces éléments sont fournis :
- Télécommande et piles.
- Câble d’alimentation, câble HDMI, câble antenne selon installation.
- Support mural ou pied stable.
- Box ou décodeur si inclus, avec accessoires.
Les câbles se perdent facilement lors d’un déménagement. Un pré-état des lieux permet de les regrouper avant de débrancher, et d’éviter une remarque coûteuse.
Chambre : oreillers, protège-matelas, cintres, rideaux
Souvent oubliés :
- Cintres : quantité parfois notée.
- Protège-matelas : présence, propreté.
- Oreillers : état, hygiène.
- Rideaux : état si inclus dans l’inventaire.
Une attention particulière aux éléments textiles évite les frais de pressing ou de remplacement imputés au locataire.
Entrée : trousseau, badges, accessoires de sécurité
- Clés : toutes les clés, y compris annexes.
- Badges : restitution.
- Commandes de portail, bip parking.
- Extincteur ou autres équipements si fournis, parfois rare mais possible.
Ces éléments sont coûteux à remplacer et souvent facturés avec des frais annexes. Anticiper et vérifier la complétude est un levier direct pour sécuriser la caution.
Nettoyage en meublé : les zones qui génèrent le plus souvent des frais
Les frais de ménage sont l’un des motifs les plus fréquents de retenue, surtout si le logement n’est pas rendu au niveau attendu. En meublé, certaines zones sont particulièrement scrutées.
- Dégraissage cuisine : hotte, crédence, plan de travail, placards.
- Salle de bains : calcaire, joints, paroi de douche, siphons.
- Vitres et rails : traces, poussières dans les rails, rebords.
- Derrière et sous les meubles : poussière, objets oubliés.
- Frigo : propreté et odeurs.
- Four et plaques : graisse et projections.
- Poubelles : nettoyage et odeur.
Un pré-état des lieux sert à estimer l’effort réel : un simple nettoyage de surface ne suffit pas toujours. L’idée est de viser un rendu propre et neutre, celui qui permet une remise en location rapide.
Les erreurs fréquentes qui coûtent une partie de la caution
Certaines erreurs reviennent souvent parce qu’elles semblent mineures au locataire mais importantes au bailleur.
- Rendre un logement propre mais avec des équipements incomplets : une télécommande absente, un couvercle manquant, une clé oubliée.
- Nettoyer l’extérieur mais oublier l’intérieur : placards, tiroirs, filtres, bacs.
- Remplacer un objet par un modèle inférieur ou non compatible : poêle trop petite, télécommande universelle non fonctionnelle, ampoule inadaptée.
- Boucher un trou ou masquer une trace avec une retouche visible : reprise de peinture mal assortie, enduit non poncé.
- Oublier les consommables listés : piles de télécommande si mentionnées, ampoules, accessoires fournis.
Ces points se traitent facilement si on les identifie assez tôt. Le pré-état des lieux sert justement à les sortir de l’angle mort.
Conseils pratiques pour préparer un pré-état des lieux efficace
Organiser la vérification comme un contrôle qualité
Une bonne préparation repose sur une routine simple :
- Rassembler l’inventaire d’entrée si vous l’avez, ou à défaut relister pièce par pièce ce qui est fourni.
- Prévoir une session de vérification sans précipitation, idéalement avant le déménagement.
- Tester les appareils avec des gestes simples : allumage, cycle court, montée en température.
- Compter les éléments de vaisselle et regrouper par famille.
- Noter les manques et les défauts, puis classer par urgence : remplacement indispensable, nettoyage, réparation légère, retouche.
Documenter l’état avant et après remise en état
Sans transformer cela en procédure lourde, il est utile de garder une trace des éléments sensibles :
- Photos nettes des appareils, accessoires, pièces complètes.
- Focus sur les zones à risque : joints, plaques, four, frigo, paroi de douche, meubles fragiles.
- Si un élément est déjà usé et était présent à l’entrée, retrouver la mention correspondante est un atout.
L’objectif n’est pas d’entrer dans un rapport de force, mais de pouvoir objectiver.
Choisir des actions raisonnables et adaptées au niveau du meublé
Tous les meublés n’ont pas le même standing. Ce qui est attendu varie selon le type de location, le montant du loyer, et la qualité de l’équipement initial. Un pré-état des lieux aide à calibrer les actions : parfois un nettoyage approfondi suffit, parfois un remplacement ciblé est plus pertinent qu’une réparation incertaine.
Un principe utile : traiter en priorité ce qui est visible, testable et facilement contestable.
- Visible : propreté, traces, rayures, taches, joints.
- Testable : électroménager, éclairage, ventilation, eau.
- Contestable : inventaire incomplet, accessoires manquants, clés.
Ce que vérifie un prestataire de pré-état des lieux en meublé
Quand un prestataire intervient, sa valeur ajoutée réside dans l’exhaustivité, la méthode et la neutralité. Un regard extérieur repère des détails devenus invisibles au quotidien. La vérification en meublé inclut généralement :
- Passage pièce par pièce avec check-list.
- Contrôle de l’électroménager : présence, propreté, tests de base, accessoires.
- Inventaire mobilier : présence, état, stabilité, cohérence.
- Accessoires : télécommandes, clés, badges, petits équipements.
- Propreté et entretien : zones à risque, joints, filtres, calcaire, graisse.
- Repérage des réparations simples et recommandations hiérarchisées.
Le résultat attendu est clair : vous savez ce qui pourrait être relevé à l’état des lieux de sortie et vous disposez d’un plan d’action concret, sans vous disperser.
Liste de vérification synthétique pour ne rien oublier avant l’état des lieux de sortie
Cuisine et électroménager
- Frigo et congélateur : froid, bacs, joints, odeurs, propreté, dégivrage.
- Four : intérieur, porte, vitres, grilles, lèchefrite, chauffe.
- Plaques : surface, allumage, boutons, brûleurs ou zones, propreté.
- Hotte : vitesses, lumière, filtres propres, dégraissage.
- Micro-ondes : plateau, anneau, chauffe, propreté.
- Lave-vaisselle : filtres, joints, cycle court, odeurs.
- Petits appareils listés : présence, accessoires, fonctionnement.
Inventaire et accessoires
- Vaisselle : quantités complètes, pas d’éclats, cohérence.
- Ustensiles : essentiels présents, pas de casse.
- Casseroles et poêles : état, revêtement, couvercles.
- Télécommande et câbles : présence, piles, fonctionnement.
- Clés et badges : trousseau complet, annexes, double si fourni.
- Textiles : couette, oreillers, protège-matelas, rideaux si listés.
- Cintres : quantité si mentionnée.
Propreté et entretien
- Placards et tiroirs : intérieur propre.
- Joints salle de bains : absence de moisissures, silicone propre.
- Paroi de douche : calcaire réduit.
- WC : tartre traité, mécanisme ok.
- Vitres et rails : propres.
- Sols : aspirés, lavés, dessous des meubles.
- Poubelles : nettoyées, sans odeur.
Fonctionnement du logement
- Éclairage : ampoules présentes et opérationnelles.
- Prises et interrupteurs : pas de casse.
- Chauffage : radiateurs fonctionnels.
- Ventilation : aspiration et grilles dépoussiérées.
- Eau chaude : débit et température.







